les abeilles au fil des siècles parties 2

Les abeilles au fil des siècles

 

Vous trouvez ici la première partie de l’article:https://www.jardinerpourmieuxmanger.com/les-abeilles-au-…e-temps-partie-1/

Les abeilles au fil des siècles.

D’autres écrivains et scientifiques ont progressé dans la connaissance des abeilles, parmi eux l’écrivain belge Maurice Maeterlinck, né à Gand (1862-1949).

Il unit le symbolisme au mysticisme dans ses drames et ses essais (la vie des abeilles, 1901).

Il reçut le prix Nobel des littératures en 1911.

Dans cette œuvre (la vie des abeilles), la contemplation des ruches inspire à Maurice Maeterlinck une méditation en rapport avec ses préoccupations morales.

Il découvre l’ordre naturel d’une société, et s’élèvera à des considérations sur la destinée humaine.

Dès le début du livre, Maeterlinck nous situe le vrai commencement de l’histoire des abeilles.

p.14 « l’histoire des abeilles ne commence vraiment qu’au XVII° siècle avec les découvertes du grand savant Hollandais Swammerdam, entre autres le microscope. »

Il précisa définitivement le sexe de la reine qu’on avait crue roi jusqu’alors. Il fonda la politique de la ruche sur la maternité.

On peut se rendre compte des énormes progrès fournis par la science.

Maeterlinck nous décrit la hiérarchie dans la ruche comme suite :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/la-vie-des-abeilles

P.24 « la ruche se compose d’une reine, mère de tout son peuple ; de milliers d’ouvrières ou neutres, femelles incomplètes et stériles, et enfin de quelques centaines de mâles, parmi lesquels sera choisi l’époux unique et malheureux de la souveraine future que les ouvrières éliront après le départ plus ou moins volontaire de la mère régnante. »

Il a aussi cité des caractéristiques physiques des abeilles qui ne sont mentionnées ni chez Virgile ni chez Aristote.

« les abeilles possèdent des yeux latéraux, chacun d’eux comprend de 6 à 7000 facettes. Elles ont un triple œil cyclopéen sur le front. »

« leurs antennes sont le siège d’un sens inconnu qui palpe et mesure les ténèbres. »

« la race italienne est meilleure, plus robuste, plus prolifique, plus active et plus douce que la nôtre. »

Mais Maurice Maeterlinck a aussi étudié les abeilles sous un angle plus philosophique. Il compare en quelques sortes la ruche à la société humaine.

Au fil du temps, les techniques scientifiques ont évolué. Elles donnent entre autres beaucoup plus de précisions sur tout ce qui n’est pas visible à l’œil nu.

Dans des encyclopédies et revues scientifiques, des éléments nouveaux et très importants concernant les abeilles apparaissent.

Ces éléments bien entendu ne trouvent aucune référence chez les auteurs que nous venons d’étudier.

Rôles des abeilles au fil des siècles :

Si les abeilles n’existaient pas, la plupart des fruits ne se développeraient pas ! En effet, le fruit est le résultat de l’évolution de la fleur à la suite de la fécondation des ovules par du pollen.

Pour 70% des espèces végétales, les abeilles et les espèces voisines assurent à leur insu le transport de ce pollen en visitant les fleurs. Cette pollinisation est indispensable pour la fructification de beaucoup d’arbres fruitiers.

Autre point important : le langage des abeilles. Karl Von Frisch, un biologiste autrichien, a montré comment les abeilles communiquent entre elles par des danses diverses qui constituent un monde d’informations comparable à un langage.

Ces danses s’effectuent sur les rayons de cire dont la direction, verticale, se substitue dans l’exécution des figures, à celle du soleil. Une expérience plus récente donne au répertoire des abeilles une dimension extraordinaire.

Il est en effet possible de faire danser les abeilles la nuit. Leur danse indique alors, par rapport à la ruche, la direction et la distance de la dernière source de nourriture où elles se sont ravitaillées, en fonction de la position du soleil pendant la nuit.

Ainsi, l’horloge interne des abeilles est si étroitement réglée sur la position de cet astre qu’elles peuvent connaître celle-ci même la nuit.

L’hivernation des abeilles :

La ruche hiverne. Toutes les abeilles entrent en léthargie, groupées autour de la reine, et ne se réveillent que pour réguler la température du nid qui doit être maintenue entre 12 et 14°C. (découverte due à Réaumur.)

Elles se « réchauffent » par des mouvements fébriles du corps, consomment du miel puis se « rendorment ». Ces ajustements thermiques nécessitent 3 à 4 kilos de miel par hiver.

Conclusion :

J’ai pu constater que Virgile dans son œuvre nous dévoile une allégorie de la société humaine où il existe une certaine hiérarchie.

Il y a le « roi », que toute la ruche vénère, les ouvrières qui travaillent pour la survie de la ruche, les bourdons dont un seul assure la continuité de l’espèce.

Cette description pourrait nous faire penser à la description d’un roi ou d’un empereur et de ses sujets. Dans cette ruche, chacun a son rôle à jouer. Au sein même des ouvrières, on peut constater plusieurs classes différentes.

Celles qui veillent à la substance et qui s’activent dans la campagne représenteraient le monde agricole.

Celles qui construisent la ruche représenteraient les métiers manuels qui ont un rapport avec la construction.

Tandis que celles qui gardent la porte donne l’idée d’un service de sécurité.

Dès alors, les quelques erreurs commises par Virgile s’expliquent aisément.

Mais il n’y a pas que Virgile qui compare la ruche à la société. En effet, Maurice Maeterlinck insiste sur le fait que les abeilles sont aussi civilisées que les hommes mais d’une manière différente.

Il prône l’esprit de la ruche qui serait selon lui comme un sixième sens que l’homme n’aurait pas. Celui-ci régirait tout, non pas comme l’instinct animal, mais comme une force surnaturelle.

 

Laisser un commentaire